Participation à l'élaboration de la politique associative
- En liaison avec le conseil d'administration, définir, formaliser puis décliner de façon opérationnelle le projet associatif qui peut prendre des formes diverses : orientations stratégiques, plans d'action à moyen terme, charte de l'association, normes, etc.
- Définir les missions d'utilité sociale dans le cadre du travail sur l'élaboration du projet associatif.
- S'assurer de la cohérence des projets des établissements avec la politique de l'association.
- Enrichir la politique associative par les projets nouveaux inscrits par exemple dans des orientations de politique publique ou dans les schémas départementaux d'action sociale.
Relations avec les acteurs extérieurs
- Avec le président ou le conseil d'administration, représenter l'association vis-à-vis des partenaires extérieurs (notamment des élus, des services de l'État ou des collectivités locales).
- Élaborer des projets de partenariat avec les services de l'État (exemples : DDASS, DRTEFP [Direction régionale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle] ou administrations centrales) et avec les collectivités locales.
- Répondre aux appels à projets des départements, notamment dans le cadre des schémas départementaux.
Gestion et animation de l'équipe du siège : gestion, finances et ressources humaines
- Définir ou faire évoluer les politiques budgétaires ou financières de l'association : déterminer les processus de planification et de contrôle budgétaire, préparer et suivre les budgets d'investissement ou de développement de l'association, définir les politiques de trésorerie ou de placement, établir des tableaux de bord communs.
- Définir et faire appliquer les politiques des ressources humaines : gestion et recrutement des cadres, contrôle des recrutements effectués par les directeurs, mise en œuvre de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), définition de la politique de formation.
- Suivre la gestion de carrière des directeurs d'établissement (entretiens annuels d'évaluation, par exemple).
- Assumer la responsabilité des relations sociales : présider les réunions du comité d'établissement, du CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail), les réunions avec les organisations syndicales.
Animation, supervision et contrôle des équipes de direction des établissements et services
- Dans le cadre de la délégation accordée aux directeurs, évaluer les projets et leur mise en œuvre, les plans d'action des directeurs d'établissement et de leurs équipes.
- Animer les réunions des directeurs (au siège).
- Définir les procédures budgétaires et participer aux réunions de suivi (mensuelles ou trimestrielles).
- Mettre en place un système d'alerte à partir des tableaux de bord et des indicateurs de contrôle de gestion pour anticiper toute dérive budgétaire ou de trésorerie.
- Élaborer le programme de visites des établissements et des services et participer aux instances de direction de ces établissements.
Activités éventuelles
- Représenter l'association dans les instances régionales ou nationales (réseaux de fédérations, d'instances paritaires ou d'employeurs) et dans les instances d'orientation avec l'État (exemple : Conseil supérieur du travail social).
- Participer à l'orientation des politiques de personnel ou de formation du secteur associatif.
- Jouer un rôle d'appui-conseil ou de formation vis-à-vis des équipes de direction ou des cadres intermédiaires des établissements.
Variabilité des activités
La majorité des associations de gestion sont départementales et ont un champ d'action dominant : le handicap pour les ADAPEI (Associations départementales des amis et parents de personnes handicapées mentales) ou la protection de l'enfance pour les ADSEA (Associations départementales pour la sauvegarde de l'enfance et de l'adolescence). Le rôle du directeur général consiste à assurer leur développement sur le plan géographique (département) et/ou par rapport aux populations prises en charge. Les associations étendent fréquemment leur champ d'activité à d'autres domaines du médico-social et du social : services d'aide à domicile, services tutélaires, accueil social, hébergement social, prise en charge des RMistes, activités de formation, etc. Dans ce cas, le directeur général a pour mission de développer les synergies et d'impulser les valeurs et les priorités associatives dans les équipes.
La décentralisation de l'action sociale de l'État vers les conseils généraux a modifié la nature de l'activité des directeurs généraux : ils sont maintenant plus proches du politique, ils sont en relation avec les conseillers généraux en charge de ce domaine, participent à de nombreuses commissions départementales et sont impliqués dans l'élaboration puis dans la mise en œuvre des schémas départementaux d'action sociale et médico-sociale, notamment en répondant aux appels à projets.
Lorsque l'association est nationale, le rôle du directeur général est souvent différent : il est à la tête d'un siège social important, relayé par un réseau de directions régionales (c'est le cas de la Croix-Rouge française, par exemple).
Dans ce cas, le directeur général peut avoir un spectre d'activités plus large : les actions de communication, de financement (notamment par l'appel à la collecte) et de contrôle de gestion sont plus importantes, s'y ajoute souvent un travail de relation étroite avec les pouvoirs publics (cabinets ministériels, administrations centrales) et les élus des deux assemblées. L'équipe du siège est dans ce cas parfois plus étoffée et les activités de communication interne et externe, de gestion financière, de contrôle de gestion ou d'animation régionale sont exercées par d'autres cadres.