Contrôleur de gestion

Dernière modification de la page : 25/10/2014 à 11:41
  • Imprimer
  • Envoyer

Le contrôleur de gestion fournit à sa direction le résultat de ses analyses économiques et financières, nécessaires au pilotage opérationnel et stratégique de l'entreprise ou de la division à laquelle il est rattaché. En cela, il accompagne le responsable opérationnel dans la gestion de l'activité et la prise de décision.

 

 

Autres intitulés :

  • Contrôleur budgétaire
  • Contrôleur financier
  • Contrôleur de gestion central
  • Responsable du contrôle de gestion
  • Analyste de gestion

 

Pour en savoir plus sur la fonction Contrôle de gestion, audit

Élaboration des procédures et outils de gestion

  • Élaborer et mettre en place les outils de reporting destinés à la direction générale.
  • Définir les principales orientations des contrôles et indicateurs à mettre en place, et le cadre du reporting destiné à la direction générale.
  • Concevoir les tableaux de bord de l'activité (hebdomadaires, mensuels ou trimestriels).
  • Mettre en place et améliorer les procédures de gestion et d'optimisation des flux d'information financière : en garantir la fiabilité.
  • Veiller au respect des procédures.

 

Prévisions

  • Participer à la définition des objectifs.
  • Réaliser des études économiques et financières.
  • Élaborer le plan à moyen terme.
  • Établir des prévisions de fin d'année sur la base des budgets corrigés des événements de la période en cours.
  • Construire les principaux états financiers sur 3 ou 5 ans en projetant les résultats actuels de l'entreprise, les estimations de l'année en cours et les objectifs stratégiques définis par la direction générale.

 

Analyse et reporting

  • Obtenir et collecter toute information susceptible d'agir sur le résultat de l'entreprise ; la traduire en éléments financiers.
  • Analyser mensuellement les performances de l'entreprise par l'étude des écarts des résultats par rapport aux budgets et objectifs.
  • Rédiger les synthèses de commentaires de l'activité.

 

Élaboration et pilotage du processus budgétaire

  • Définir les procédures de construction budgétaire et les faire appliquer par les opérationnels non financiers.
  • Collecter, analyser et synthétiser les données budgétaires venant des départements opérationnels et des centres de profit.
  • Produire les documents de synthèse budgétaire, formaliser et éditer le document complet qui servira de guide tout au long de l'année.
  • Intégrer les éléments budgétaires aux grilles de suivi des résultats mensuelles ou trimestrielles.

 

Supervision, contrôle des clôtures comptables

  • Effectuer les rapprochements entre les états de la comptabilité et les résultats provenant des reporting et tableaux de bord.
  • Contrôler les opérations d'inventaire des marchandises et produits finis.
  • Fournir à la comptabilité les éléments extracomptables à intégrer dans les résultats pour une meilleure conformité à la réalité économique de l'activité.

 

Amélioration des performances de l’entreprise

  • Anticiper les dérives, mener des actions correctrices.
  • Contrôler que ces actions correctrices aient bien les effets escomptés.
  • Déterminer les zones d'optimisation et aider les responsables opérationnels à réaliser des économies.

 

Mise en place ou optimisation du système d’information

  • Participation à la mise en place de certains modules d'ERP dans la définition des flux d'information, le paramétrage de certaines applications, l'animation de réunions projets concernant les tableaux de bord et l'information financière.

 

Activités éventuelles

Le contrôleur de gestion peut être amené à s’occuper de la consolidation des données budgétaires lorsqu’il n’y a pas de service dédié à cette fonction. Le credit management peut aussi faire partie de ses attributions. Il assure le suivi du recouvrement des créances clients et le suivi du paiement des factures fournisseurs.

 

En termes de logistique, il analyse les stocks et leurs variations lors des clôtures mensuelles.

 

Il peut chercher à réduire les coûts en  renégociant les principaux contrats récurrents avec les fournisseurs en collaboration avec l'opérationnel acheteur.

 

Variabilité des activités

Le poste varie en fonction de la taille de l'entreprise, du secteur d'activité et de son rattachement hiérarchique.

  • Plus l'entreprise est importante et la culture de contrôle de gestion forte et ancienne, plus la cellule contrôle de gestion sera dotée de moyens conséquents et plus le contrôleur de gestion pourra concentrer son activité sur l'analyse et l'optimisation des résultats.
  • Dans une entreprise moyenne, le contrôleur de gestion aura des tâches de mise en place d'outils, de procédures, de collecte et de consolidation, de contrôles comptables ; mais il sera plus proche de l'ensemble de l'activité, plus proche des décisions stratégiques et des analyses de dossiers exceptionnels.
  • Dans une entreprise de services, le contrôle de gestion sera plus centralisé et axé sur le suivi et l'anticipation budgétaire, alors que sur un site industriel, le contrôleur de gestion, rattaché au directeur usine, élaborera des analyses de prix de revient, de coûts de revient très précises.
  • Au siège d'une grande entreprise, le contrôleur de gestion effectuera des collectes d'informations financières et comptables auprès des filiales, de consolidation des tableaux de bord et se tournera vers la construction de l'information financière de synthèse destinée à la direction générale et aux actionnaires. 

La fonction de contrôle de gestion évolue sous le poids des fluctuations économiques. La fonction s’élargit, dépassant le contrôle comptable et budgétaire. Le contrôleur de gestion doit faire preuve de capacités anticipatrices quant aux résultats de l’entreprise, et en engageant les actions nécessaires, améliorer la performance de l’entreprise.

 

L’intégration des nouvelles normes internationales au sein des entreprises a placé le contrôleur de gestion en position de référent technique de ces évolutions. Il doit être, sur ces sujets, en relation avec l’ensemble des services comptables.

 

Le contrôleur de gestion est un métier avec une grande part de relationnel. Il est en contact permanent avec les opérationnels mais tisse aussi des liens plus forts avec la direction générale. Le contrôleur de gestion est davantage partie prenante dans les décisions stratégiques.

 

Le contrôleur de gestion doit savoir faire face à des délais toujours plus courts pour effectuer les reportings de plus en plus nombreux.

 

La prise en compte du développement durable au sein des entreprises a aussi un impact sur le métier de contrôleur de gestion. Une part de son activité est orientée désormais vers le reporting d’indicateurs extra-financiers.

 

Jeune diplômé : entre 25 et 35.000 euros

Jeune cadre : entre 30 et 50.000 euros

Cadre confirmé : entre 50 et 80.000 euros  et parfois plus pour le responsable du contrôle de gestion

Des compétences techniques. La maîtrise des outils informatiques de gestion de types tableurs, bases de données, ou encore ERP (Enterprise Ressource Planning) sont aujourd'hui nécessaires à l'exercice du contrôle de gestion. Une bonne culture comptable, parfois acquise en entreprise, est de plus nécessaire pour faciliter les nombreux échanges avec les services concernés. Enfin, la pratique de l'anglais est indispensable.

 

Des qualités personnelles. La fonction exige autant de " savoir-faire " que de " savoir-être ". Dans sa quête d'informations, le contrôleur de gestion est, en effet, quotidiennement tourné vers les opérationnels et vers les comptables. Sa curiosité, son esprit critique et de synthèse en font un interlocuteur de choix pour la mise en lien des problèmes et de leurs solutions. Aussi, sa disponibilité et sa forte capacité de travail sont souvent mises à contribution. Une exigence qui fait appel à ses capacités d'organisation et de planification.

Diplômes requis

Écoles de Commerce : Toute école avec une spécialisation finance contrôle de gestion, management et contrôle de gestion...

Master 2 spécialité contrôle de gestion de l’institut d’économie et de management de Nantes- IAE ; master système d’information et contrôle de gestion de l’IGR-IAE ; master 2 finance et contrôle de gestion de l’université Lyon 2...

Master en Comptabilité-Contrôle-Audit (CCA), finance, sciences du management, stratégie d'entreprise : Master CCA de l’université Paris-Dauphine ; Master 2 sciences du management spécialité finance d’entreprise de l’université d’Evry val d’Essonne...

Diplômes comptables : DCG (Diplôme de Comptabilité et de Gestion), DSCG (Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion).

Double formation technique et gestion : école d'ingénieur et 3e cycle de gestion notamment pour la spécialisation de contrôleur de gestion industriel.

Institut d'études politiques section économie et finance.

 

Durée d'expérience

Les jeunes diplômés pourront exercer la fonction de contrôleur de gestion de préférence dans une organisation importante où le service est déjà structuré.

Les entreprises recrutent souvent d'anciens auditeurs externes ayant 2 à 5 ans d'expérience.

Un responsable du contrôle de gestion central aura généralement 5 à 10 ans d'expérience.

 

 

Postes précédents

  • Assistant contrôleur de gestion
  • Contrôleur budgétaire
  • Chef de mission dans un cabinet d'audit

  • Toutes entreprises de taille moyenne et grande (de tous secteurs)
  • Filiales de groupes
  • Grands groupes

  • Directeur général
  • Président-directeur général
  • Directeur du contrôle de gestion
  • Contrôleur de gestion groupe
  • Directeur administratif et financier
  • Assistant de Gestion

  • Direction commerciale
  • Direction marketing
  • Direction des ressources humaines
  • Direction opérationnelle de centres de profit
  • Direction des systèmes d'information
  • Service consolidation

  • Directeur du contrôle de gestion
  • Contrôleur de gestion groupe
  • Directeur financier
  • Directeur administratif et financier
  • Directeur de centre de profit
  • Directeur de l'audit