Préparation et organisation de la production
- Recueillir le brief créatif qui donnera naissance à une affiche ou à une série de photos pour la presse ou le catalogue ou encore à une production audiovisuelle (film publicitaire pour la télévision ou le cinéma).
- Cerner l'univers de la marque ou des produits qui seront mis en avant dans ces productions créatives.
- Reprendre l'historique des précédentes productions, reconnaître les codes graphiques qui caractérisent le sujet abordé.
- Lister les différentes ressources matérielles et techniques (plateau de tournage, décors, matériel photographique et vidéo spécifique, logiciel pour créer des effets spéciaux...) qui seront indispensables à la réalisation de cette création ; prévoir des appels d'offre ou des demandes de devis.
- Recenser les compétences nécessaires au tournage (mannequins, photographes, réalisateurs, coiffeur et maquilleur, régisseur...) et prévoir des castings.
- Prendre connaissance du budget associé à la production à réaliser afin d'écarter des ressources inabordables, telles que certains photographes ou réalisateurs.
- Proposer des évolutions de mise en scène, des astuces qui permettront de respecter ou de réduire le budget.
- Définir un rétro-planning pour préparer l'organisation du tournage et l'acquisition de toutes les ressources avant la date butoir.
- Penser à tous les détails organisationnels et créatifs du projet afin de limiter le nombre d'aléas qui peuvent survenir pendant le tournage.
Négociation de prestations de service, acquisition des ressources de production
- Exploiter son carnet d'adresses pour retenir des agences de mannequinat / comédiens / photographes / réalisateurs / illustrateurs / retouche d'images pertinentes pour le projet ; lancer des appels d'offre.
- Conduire des castings et étudier les devis : choisir les artistes, les prestataires qui semblent les plus en adéquation avec les dimensions créatives, techniques budgétaires et temporelles du projet.
- Négocier le cachet de tous les intervenants et prévoir des remplaçants, en cas d'imprévu et de non fiabilité des prestataires et artistes retenus.
- Identifier un lieu de tournage et mener les démarches administratives ad hoc (par exemple, un musée, un stade, un hôtel...) pour pouvoir l'utiliser.
- Briefer les différents prestataires pour la réalisation d'objets ou de décors spécifiques ; suivre le planning de fabrication.
- Chiner et dénicher des objets atypiques ou de collection qui sont souhaités pour la mise en scène.
- Négocier les droits d'auteur et d'image auprès des bons représentants.
- Veiller au respect du budget et s'assurer de la disponibilité de toutes les ressources au bon moment et au bon endroit.
Coordination et suivi du montage de la production
- Acheminer les ressources matérielles et techniques sur le lieu de tournage, dans les délais.
- Organiser le voyage de tout ou partie des prestataires.
- Suivre la préparation et le montage du plateau ; rester attentif aux problèmes techniques rencontrés par les différents intervenants ; trouver rapidement des solutions.
- Garantir le bon déroulement de la production photos / vidéos.
- Mobiliser et animer les bonnes ressources pendant le tournage : un régisseur en cas de problème avec les lumières ; un maquilleur pour camoufler une imperfection sur le sujet mis en avant...
- Anticiper les conflits entre les différents corps de métier ; atténuer les tensions entre les individus qui peuvent naître rapidement sur un plateau ; faciliter la vie du tournage.
- Suivre l'avancée de la production ; stimuler les équipes pour finaliser le tournage aux dates prévues et ainsi éviter un dépassement de délais et de budget.
- Coordonner la post-production qui concerne le montage vidéo, l'intégration d'une ambiance musicale ou encore la retouche d'images...
- Fournir dans les bons délais, la production créative finalisée ; gérer les différents allers-retours entre le directeur artistique, le directeur de clientèle ou le responsable communication, afin d'accroître la satisfaction du client final.
- Gérer la facturation des différents intervenants.
Activités éventuelles
L'acheteur d'art peut avoir comme mission complémentaire l'enrichissement de la base de données recensant les principaux prestataires. En effet, il a souvent l'habitude de travailler avec les mêmes équipes (réalisateurs, photographes, illustrateurs...), avec lesquelles il a développé une certaine confiance. C'est un métier qui collabore beaucoup avec des « freelances » dont le degré de fiabilité varie fortement d'un individu à un autre. Ce sont des équipes difficiles à canaliser, à fédérer et à mobiliser. En conséquence, quand l'acheteur d'art déniche « la perle rare », il a tendance à vouloir la fidéliser, parfois en lui octroyant un cachet plus important ou en la faisant intervenir sur les plus prestigieux budgets de production.
Par ailleurs, l'acheteur d'art peut être amené à rechercher et à dénicher de nouveaux talents. Mener une veille de marché, rester dans l'air du temps et rencontrer de nouveaux artistes peuvent faire partie du poste. Il a vocation, pour stimuler sa créativité, à sortir pour ressentir les mouvements artistiques qui émergent de la rue.
Enfin, dans une logique d'économies d'échelle, l'acheteur d'art peut avoir la responsabilité de négocier des accords cadres annuels avec certains prestataires récurrents tout au long de l'année.
Variabilité des activités
Le périmètre du poste d'acheteur d'art varie en fonction de plusieurs facteurs :
- La nature de l'employeur : C'est un poste qu'on retrouve au sein des principales agences de communication mais aussi chez certains annonceurs qui produisent beaucoup de visuels, tels que la VPC et ses nombreux catalogues produits. En agence, il travaille en transverse sur plusieurs comptes de l'agence. Il doit donc s'adapter à différents univers produits. Chez l'annonceur, il est dédié à une marque dont il connaît les codes artistiques par cœur. Enfin, c'est un métier qui s'exerce souvent en freelance surtout après avoir travaillé quelques années en agences. Il capitalise, pendant quelques années, des compétences techniques et surtout un réseau de contacts qu'il exploite par la suite en freelance.
- La taille du budget associée à la production : Elle varie de zéro à plusieurs millions d'euros. Avec beaucoup de moyens financiers, il est possible de réaliser de grandes choses. On parle alors de « méga production ». C'est souvent le cas, lorsque l'égérie est une personnalité d'envergure internationale. Il y aura, derrière, des moyens de production et de post production incommensurables. L'acheteur d'art pourra se permettre quelques fantaisies, quelles que soient leur coût. En revanche, pour des productions disposant de moins de moyens financiers, c'est l'astuce et la débrouillardise qui primeront. L'achat de prestations ou de matériaux sera plus réduit.
- Le management d'équipes : Certains acheteurs d'art ont la possibilité d'encadrer d'autres acheteurs d'art plus juniors ou des stagiaires. Dans ce cas de figure, il peut déléguer une partie de l'opérationnel, tel que valider la disponibilité des ressources ou le suivi de fabrication de décors, au sein de ses équipes.